Mais le Conseil d’Etat a réfuté l’interprétation du fisc. Il dit que cette manœuvre peut être considérée comme un abus de droit uniquement dans le cas où la société distribue, aussitôt après la vente, les bénéfices à ses associés. Si elle les conserve ou qu’elle les réinjecte dans une autre société, il n’y a pas d’abus. C’est un arrêt important mais il ne satisfait pas Bercy. A juste titre, me semble-t-il, car il pose plusieurs questions, dont celui du problème du délai à respecter après l’apport. Si par exemple une personne possède une société dont elle est présidente et principal actionnaire et qu’elle apporte ses titres à une société holding, qu’elle vend ensuite à un autre investisseur, non seulement elle échappera à l’ISF s’il s’agit de son outil de travail, mais en plus elle ne paiera pas de plus-value.
Article rédigé par Bernard Monassier, membre du Cercle des fiscalistes.
Source : article paru dans “Challenges“, le 9 janvier 2011
Le projet de loi de finances 2025 propose une taxe de 8% sur les rachats d’actions des grandes entreprises (chiffre d’affaires supérieur à 1 Md€), justifiée par l’augmentation des réductions de capital et des rachats d’actions ces dernières années. Cette taxe, perçue sur l’extinction d’une dette envers les actionnaires, soulève des questions de compatibilité avec la liberté d’entreprendre et pourrait peser sur les actionnaires non concernés par les rachats.
Depuis 1983, L’Etat favorise l’activité inventive V des entreprises en leur accordant un crédit d’impôt…
Les dispositions figurant actuellement au 1° du 5 de l’article 38 du CGI prémunissent…
Le Monde et Le Cercle des fiscalistes, en partenariat avec KL Conseil Notaires, organisent la 4e édition des “Rencontres de la Fiscalité“
qui fera l’état des lieux de la fiscalité immobilière.
RDV le 29 AVRIL à la CCI GRAND LILLE